CEMAC: Les risques des nouveaux moyens de paiement

CEMAC: Les risques des nouveaux moyens de paiement

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Les nouveaux moyens de paiement utilisés, tels que les cartes prépayées, les paiements en ligne et même le mobile money sont susceptibles d’accentuer les délits financiers. C’est ce que stipule le rapport du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC) rendu public en Août de cette année.  Dans son rapport le GABAC donne les risques que peuvent entraîner ces nouveaux moyens de paiement dans le blanchiment d’argent et dans le financement du terrorisme.

Premièrement, pour le GABAC l’origine même des conséquences négatives des nouveaux moyens de paiement se trouve dans les systèmes de sécurité mis en place par les Etats. Le groupe estime que ces systèmes comportent d’énormes failles qui ne peuvent prévenir le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

En effet le GABAC dénonce la faiblesse des contrôles. Cela signifie que les banques responsables des comptes mobile money n’ont pas de plateforme unique. Ce qui rend la surveillance difficile.

Deuxièmement, le GABAC évoque la concurrence des offres commerciales. Les plafonds de dépôt étant de plus en plus élevés par les sociétés de mobile money, cela favorise aussi à leur niveau certaines fraudes financières. Par ailleurs il y’a le manque de coopération entre certaines banques. Parmi les banques invitées à participer à cette étude du GABAC seulement celles représentant les grands groupes internationaux  ont décidé d’y participer.

Pour finir le GABAC évoque le cadre législatif qui serait très insuffisant dans la zone CEMAC. Selon les experts qui ont réalisé l’étude  « Le cadre juridique CEMAC se caractérise par une certaine vacuité sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme via les nouveaux moyens de paiement (NMP). Et il ajoute même: le caractère limité de l’obligation de traçabilité, qui n’est que de trois ans dans la Cemac, alors qu’elle est de dix ans dans la UEMOA, constitue une insuffisance.»

Face donc à toutes ces limites que connaissent les nouveaux moyens de paiement, le GABAC entend   lutter comme il peut peut pour éviter le maximum de délits financiers.

 


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