L’interdiction d’importer le Tilapia joue sur l’économie des pays consommateurs

L’interdiction d’importer le Tilapia joue sur l’économie des pays consommateurs

0

En fin mai le virus de lac du Tilapia a été confirmé dans 5 pays sur 3 continents. Il s’agit de l’Equateur, la Colombie, Israël, l’Egypte et la Thailande. L’alerte avait été donnée au niveau mondial par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) concernant ce virus connu sous le nom TiLV.

C’est une maladie très contagieuse qui se propage chez les Tilapias sauvages et ceux issus d’élevage. Une information qui fait peur car le Tilapia est le poisson le plus consommé au monde, et en particulier en Afrique.

Depuis l’annonce du virus, 3 pays en Afrique ont interdit temporairement l’importation et la commercialisation du Tilapia. Ce sont d’abord le Congo Kinshasa, le Bénin et dernièrement la Côte d’Ivoire. Il n’y a pas de risques pour la santé publique mais les mesures prises par ces Etats sont dans l’objectif de préserver les Tilapias qui n’ont pas encore été infecté. Le virus extermine les populations de Tilapia qu’elles soient en milieu naturel (lac, lagune…) ou en élevage avec une mortalité pouvant aller jusqu’à 90%. Rappelons que l’interdiction prise ne concerne que les poissons importés et non ceux venant de la pisciculture ou des eaux locales.

Cependant cette mesure porte préjudice à plusieurs commerçants et consommateurs africains qui raffolent de ce poisson. Ce constat est visible au Bénin particulièrement. Selon le président du Groupement des importateurs des produits congelés au Bénin, Auguste Issa, la mesure prise par le gouvernement met à mal les acteurs du secteur. Il affirme en effet que les ventes ont chuté depuis l’annonce du virus TilV. «Nous subissons des préjudices depuis des jours. Car, nous avons des conteneurs qui sont bloqués au port de Cotonou et qui nous font dépenser des millions de FCFA par jour », a t-il affirmé.

Même regret du côté du Président de la Fédération nationale des pisciculteurs du Bénin, Martial Koudérin. Selon lui, ses collègues ont du mal à vendre leurs Tilapias aux restaurateurs et simples consommateurs. Cela, car ces derniers subitement devenus méfiants pour cette espèce de poisson.
Par ailleurs, le Bénin a besoin de 200 000 tonnes de poissons pour nourrir la population; or la production locale ne s’élève qu’à 42 000 tonnes.


A LIRE AUSSI:
A QUAND LA REPRISE DES TRAVAUX DE LA LIGNE FERROVIAIRE BÉNIN-NIGER?
DES CHERCHEURS BÉNINOIS INVENTENT UN DÉPOLLUANT ÉCOLOGIQUE

Loading…

About author